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Nucléaire + canicule :
associer deux mots clés pour en faire
une polémique stérile (tribune)
Article : lenergeek.com - 14/08/2018

Fessenheim a même été arrosée comme un choux-fleur ! (évidemment sans guère d’impact sur du béton de plus de 80 cm d’épaisseur qui menaçait de dépasser les 50°C autorisés.

On a également par exemple préféré vider le lac de Vassivière dans le Limousin pour que la Vienne (dont le débit est régulièrement insuffisant) continue de refroidir la centrale de Civaux.

En 2015 on a négocié avec la Suisse pour qu’en cas de sécheresse le débit du Rhône à la sortie du Léman reste suffisant pour refroidir les 14 réacteurs français situés au bord du fleuve.

On capte de l’eau dans un cours d’eau pour 44 réacteurs ou en océan pour 14 réacteurs. Sauf que l’océan se réchauffe aussi d’où l’arrêt de centrales dans ce cas dans plusieurs pays d’Europe cet été.

Et pourtant c’était une canicule après un épisode pluvieux donc sans sécheresse durable et elle était de durée courte.

Alors que l’on sait que les hautes températures, donc sécheresses accrues, et périodes concernées plus longues vont s’accroître et plus vite que prévu.

En pratique c’est environ 57% de l’eau douce prélevée chaque année en France, 97,5% de ces 18,5 milliards de mètres cubes d’eau sont rejetées réchauffées, le reste est perdu et s’évapore via les tours aéroréfrigérantes des centrales situées sur des petits cours d’eau.

Pourtant on sait que si la température d’un fleuve européen dépasse 28°C, les poissons manquent d’air, donc les dégâts vont très vite. Par exemple dans le Rhin 2 réacteurs rejettent une quantité de chaleur de l’ordre de 3600 MWh et augmentent la température du fleuve qui n’a pourtant pas besoin de çà.

On sait également que le débit d’étiage des fleuves sera réduit de 20 à 40 % d’ici 2050.

De plus l’eau rejetée en rivière contient des substances chimiques et éléments radioactifs. Les sites nucléaires sont autorisés à rejeter dans l’eau d’importantes quantités de substances radioactives (tritium, carbone 14 etc qui s’accumulent dans la végétation aquatique) et surtout chimiques

(bore, hydrazine, phosphate, détergents, chlore, ammonium, nitrates, sulfates, sodium, métaux, zinc, cuivre...). En outre EDF utilise encore plus de produits chimiques en été, entre autres pour éviter les problèmes de légionellose des tours de refroidissement.

Moins d’eau, plus de polluants, les conséquences sont là aussi négatives.

La Loire et le Rhône refroidissent respectivement 12 et 14 réacteurs et selon EDF si plusieurs sites procédaient simultanément à des rejets chimiques en période d’étiage sévère de la Loire, leur impact cumulé serait désastreux.

Beaucoup de communes prélèvent leur eau potable dans les cours d’eau. Par exemple Agen (Lot-et-Garonne) en aval de la centrale nucléaire de Golfech. Beaucoup d’agriculteurs utilisent également cette eau polluée pour leurs cultures.

Les sites en bord de rivière identifiés comme les plus sensibles sont ceux de Civaux, Bugey, Saint-Alban, Cruas, Tricastin, Blayais, Golfech et Chooz selon l’ASN

Plus globalement ce ne sont pas les études qui manquent pour démontrer également, entre autres :

que 270 centrales électriques côtières (définies comme étant celles qui se trouvent dans un rayon de 5 km de la côte et dont l’altitude moyenne est inférieure à 5 mètres), dont plus d’une centaine de nucléaires, produisant un total de 182 902 MWh d’électricité vont être vulnérables d’ici 2050 à une élévation du niveau de la mer d’au moins 0,5 mètre. Et on sait que çà va aller bien au delà. On peut donc aisément imaginer toutes les conséquences et risques.

En conclusion : la réalité démontrée par plusieurs études scientifiques confirme que le changement climatique a plus d’impacts négatifs sur le nucléaire et donc sur la sécurité réseau que sur les renouvelables.

Energie+ jeu16 Août 2018

Et le sujet ne concerne pas que la France mais tous les pays, ni un seul épisode climatique :

“De nombreuses formes d’énergie renouvelable sont distribuées, ce qui rend les entreprises et les familles alimentées par des énergies renouvelables moins dépendantes d’un petit nombre de grandes centrales électriques centralisées. Les microgrids peuvent également jouer un rôle clé dans la résilience des communautés.”

https://www.eesi.org/articles/view/protecting-the-grid-from-the-impacts-of-climate-change

Une autre incohérence majeure dont l’impact mondial va être désastreux et de raisonner via une énergie centralisée type nucléaire et par ailleurs la climatisation (et ses gaz réfrigérants très réchauffants au plan climatique) dont il va se vendre jusqu’à 17 appareils par seconde pendant 30 ans, alors que le solaire thermique (sous toutes ses formes) est bien plus adapté au froid (ce n’est pas une incohérence comme on le sait depuis 1850 !) y compris sans besoin d’énergie électrique donc sans impact réseau, lui même impacté (bonjour le bilan énergétique complet nucléaire + réseau + climatiseurs ! et je n’ai pas ajouté + exploitation + retraitement + stockage etc).

Montée des océans : plus d’une centaine de centrales nucléaires concernées dans le monde :

http://www.corporateknights.com/channels/utilitiesenergy/nuclear-preparing-climate-change-15339111/

Le choix inadaptée de ces prestations par EDF et Framatome n’a pas permis d’identifier et de remédier aux difficultés rencontrées par les intervenants. L’ASN poursuivra l’instruction de ces écarts dans les mois qui viennent et sera notamment attentive à la qualité et aux résultats des nouveaux contrôles mis en œuvre par EDF sur les soudures concernées. L’ASN estime qu’EDF devra étendre ces contrôles à d’autres circuits