Au niveau GSIEN, Monique décide de passer la main après QUARANTE SIX ans d'activité !

Le passage se fait sans précipitation avec un tuilage fort apprécié par la nouvelle équipe qui côtoie l'ancienne. Avec Monique et Raymond nous passons de longs moments de spéléologie dans les papiers et histoires qui ont jalonné la trajectoire du GSIEN. Le moral reste d'acier chez nos précurseurs, même s'il serait exagéré de dire qu'il et elle galopent.

Comme le dit Raymond avec justesse : "vétustes sans pour autant être obsolètes" ! Cela étant, force est de constater que "l'âge pivot" est dépassé depuis plus d'une vingtaine d'années et notre présidente a exprimé le souhait de passer la main et de prendre une retraite méritée... ! tout en continuant à participer intellectuellement. Elle reste, avec Raymond qui conserve la trésorerie, membres actifs du bureau [c'est heureux !].

Cette transition traduit aussi un choix réfléchi et partagé d'une approche plus transversale du sujet qui nous occupe. Les nouveaux de l'équipe, certes moins au fait sur le plan des sciences du domaine nucléaire, apporteront leurs nouveaux regards, questions et ouvertures au sein du GSIEN ainsi que dans les instances qui régissent l'activité des INB.

Gageons que ces points de vue et regards divers permettront de poursuivre le vaste chantier entamé par l'appel des quatre cent de 1974. Les thèmes abordés au sein des instances en lien avec la sûreté nucléaire se sont eux aussi diversifiés : les facteurs sociologique, organisationnel et humain, y compris mode de management du personnel et de la sous-traitance, l'incidence des phénomènes liés aux événements climatiques ...

Enfin, n'est-il pas curieux d'observer que les méninges de nos autorités commencent à s'agiter au plus haut niveau sur la gestion « post-accidentelle » ? L'élargissement des PPI (plans particuliers d'intervention) ne va pas de soi dans la déclinaison sur le terrain des modalités de mise en œuvre.