Hier Tchernobyl. Demain Flamanville ?
Communiqué du Collectif anti-nucléaire Ouest du 22 avril 2021

Le 26 avril 1986, à 1H24, le réacteur n°4 de la centrale nucléaire Lénine de Tchernobyl explosait.

35 ans plus tard, les habitants du Nord de l’Ukraine, du Sud de la Russie et du Belarus sont contraints de vivre dans un environnement radioactif et en raison d’une alimentation contaminée, les radioéléments (et plus particulièrement le Césium 137) s’accumulent, jour après jour, dans l’organisme des personnes. Leur système immunitaire est fragilisé, particulièrement celui des enfants qui présentent des pathologies habituellement rencontrées chez les personnes âgées comme des maladies cardiaques et des problèmes de cataracte. Mais tout cela est nié comme le démontre le livre de Kate Brown « Tchernobyl par la preuve » qui vient de paraître chez Actes Sud ou celui de Wladimir Tcherkoff paru en 2006 « Le crime de Tchernobyl, le goulag nucléaire »

En ce jour du 26 avril✱✱ un appel a été lancé pour des lectures du prologue de La Supplication  de Svetlana Alexievitch. Elles pourront être suivies en visio ou il sera possible de s'y joindre.


En France, une grande augmentation de pathologies liées à la thyroîde a été observée car le passage du nuage radioactif a été nié et les précautions sanitaires n'ont pas été prises contrairement à ce qui a été fait dans les pays voisins de la France.
En France, malgré la protestation de dizaines de milliers de personnes à Cherbourg en 2006 puis à Rennes en 2007, la construction d'un réacteur nucléaire EPR a été mis en chantier. Celui-ci se révèle désastreux à tout point de vue tant financier que des délais que du point de vue de la sûreté avec une liste sans fin de malfaçons graves qui menacent de déboucher sur une catastrophe type Tchernobyl :

- plus de 10 ans de retard,

- plus de 6 fois le prix initial, le coût va dépasser les 19 milliards d'euros,

- des éléments-clés dont la défaillance doit être exclue, se révèlent être défectueux comme la cuve , le couvercle, le pressuriseur et des soudures des circuits primaire et secondaire.

La mise en service de ce réacteur devient très improbable et est reportée après le élections présidentielles en 2022. Et malgré cela, EDF fait livrer le combustible neuf (barres d'uranium enrichi). Depuis le 1er février 2021, chaque semaine, un à deux camions quittent l'usine de Romans sur Isère dans le Sud pour arriver à Flamanville. Même avec le confinement, ces convois ni urgents ni essentiels continuent✱✱✱.

Et parce que le nucléaire français est aux abois et en faillite totale, le gouvernement français fait des pressions éhontées sur la commission européenne pour que le nucléaire fasse partie de la finance verte. Pour le moment elle résiste. Jusqu'à quand ?
Le Collectif anti-nucléaire Ouest appelle chaque citoyen conscient du risque à oeuvrer pour l'arrêt du nucléaire avant la catastrophe.

https://www.actes-sud.fr/catalogue/tchernobyl-par-la-preuve
et https://www.actes-sud.fr/node/17829   
https://april26appeal.noblogs.org/francais/
✱✱✱ https://www.can-ouest.org/transport-nucleaire

Lien : https://www.can-ouest.org/hier-tchernobyl-demain-flamanville/


Commentaire GSIEN : rappelons quand même, au dela des rappels ci-dessus, que le 10 mai 1986 une certaine Monique Sené avait été invitée en prime time au JT de 20h de Jean-Claude Bourret, en même temps qu’un professeur Tchernobylement célèbre à l’époque des faits !

Voir « La bataille de Tchernobyl » - Paris Première, 5 janvier 2020