Precepta,
division du groupe Xerfi, est un cabinet d'analyse indépendant,
qui mène des études stratégiques. Il vient de publier
une étude, après plusieurs mois d'enquêtes et d'entretiens
directs avec de nombreux dirigeants du secteur, sous le titre: «Le
marché de l'énergie solaire – Opportunités et facteurs
clés de succès au sein des filières thermique et photovoltaïque».
Voici les principaux enseignements de cette étude approfondie de
250 pages signée Jean-Christophe Briant.
Selon le scénario Precepta, la filière solaire photovoltaïque, poussée par de puissants moteurs (aides à l'investissement et à la production via des tarifs de rachat garanti de l'électricité produite), devrait largement dépasser les objectifs fixés par la PPI «Electricité» 2009 qui programme 1.100 MW en 2012 et 5.400 MW en 2020. En 2012, la puissance du parc de production s'élèvera ainsi à 2.000 MWc. A l'horizon 2020, elle atteindra 6.700 MWc à comparer à l'objectif de 5.400 MWc initialement défini. Du côté de la filière solaire thermique, Precepta envisage un scénario à peine moins optimiste que celui de la PPI «Chaleur» aux horizons 2015-2020, à savoir une surface installée annuellement de 1,7 million de m² en 2015 et 2,9 millions de m² en 2020 pour une capacité de production du parc solaire thermique d'environ 14.000 MWth. Les aides à l'investissement, l'objectif de réduction de 38% des consommations énergétiques du parc bâti à l'horizon 2020 et la mise en place d'une nouvelle réglementation thermique dès 2010 (RT 2012) intégrant les normes du label BBC (Bâtiment Basse Consommation) contribueront à la réalisation de ce scénario Une situation fragile et contrastée à court terme
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Des opportunités de croissance nombreuses en amont comme en aval du marché L'activité de la filière solaire thermique a généré un chiffre d'affaires d'environ 800 millions € en 2009 pour un total de 4.900 emplois directs (estimations Precepta). L'amont de la filière dédié essentiellement à la fabrication d'équipements et de sous ensembles représentait 60% du chiffre d'affaires total et employait 65% des effectifs globaux. Par ailleurs, ces activités ont été caractérisées par une vague de concentration à l'échelle européenne qui a vu naître des groupes chauffagistes géants à l'image du néerlandais BDR Thermea (De Dietrich Thermique, Baxi, Oertli), Bosch (ELM Leblanc, Buderus), Vaillant (Saunier Duval) ou encore Ariston Thermo Group (Chaffoteaux). La «désertion capitalistique» du secteur français (Clipsol et Jacques Giordano Industries faisant figures d'irréductibles) n'a heureusement pas eu de conséquences trop néfastes sur l'emploi industriel local. Ce notamment grâce à des relais de croissance tels que le marché des équipements solaires thermiques, tout au moins jusqu'en 2009. L'aval de la filière regroupant des activités de distribution, d'installation, de maintenance et d'exploitation représentait 40% du chiffre d'affaires total et employait 35% des effectifs globaux en 2009. A coté des filiales de distribution et de commerce de gros des grands groupes chauffagistes et des exploitants de centrales héliothermodynamiques, des milliers d'installateurs indépendants (une large majorité de plombiers chauffagistes et un nombre non négligeable d'installateurs EnR) coexistent en attendant l'émergence d'opérateurs de plus grande taille comme au sein de la filière photovoltaïque. Photovoltaïque: 8.900 emplois directs essentiellement sur le
tertiaire
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